Historique

Origine du nom Marliens :
À l’origine, Marliens s’appelait Marlyns. En 1141, selon le cartulaire (recueil d’acte) de Saint-Étienne, on relève Maillens (construction d’une partie de l’Eglise).
Puis en 1787, on remarque Marlien.

Le village
La voie édifiée par les Romains, qui va de Tart-le-Haut à Dijon, appelée Voie Romaine, ou les Romains, marque la délimitation du territoire avec Varanges.
La proximité de cette voie a favorisé sur la commune la découverte de pièces de monnaie d’époque. On suppose que les soldats et ouvriers employés à la construction de ce chemin ont trouvé le gîte à Marliens.
Il est découvert au centre du village ancien, des pièces en bronze à l’effigie de la princesse Fausta, épouse de Constantin Ier, empereur romain et des pointes de lance en fer aux Gravières .

À Marliens, tout ou presque appartient au duc de Bourgogne ou à l’un des seigneurs sous sa tutelle. Le seigneur avait tous les droits, les fermiers avaient des devoirs.

Les paysans habitent d’anciennes maisons de torchis, construites en charpentes de bois remplies d’argile pétrie avec de la paille hachée. Les poutres sont souvent apparentes.
Les fenêtres sont petites. Ces maisons sont couvertes de chaume (paille de seigle).
A noter qu’en 1920, à cause d’un grand nombre d’incendies les toitures furent remplacées par des tuiles plates.
En 1636, les troupes du comte autrichien CALLAS (Guerre de Trente ans), suite à l’insuccès contre Saint Jean de Losne, se vengent en causant de grands dégâts que le canton de Genlis.
A Marliens seules 6 maisons résistent aux dégradations. Toutes les autres sont détruites.

Lors d’une visite des fonctionnaires de Louis XIV en 1664, on ne fait mention que de cinq laboureurs, pauvres de surcroît, imposés par quatre seigneurs.

L’époque révolutionnaire passe sans trop de conséquences.

La comtesse de Marliens est la première propriétaire d’un petit château construit en 1880 sur l’emplacement d’une maison forte. Le parc de 18 hectares au milieu duquel la Biêtre prend sa source.
Dans le parc se dresse un colombier, symbole de privilège. A l’intérieur la rampe de l’escalier est classée.
En 1783, la 2ème partie de l’église est achevée avec comme particularité un clocher Franc-Comtois.
André Fleutot est le dernier seigneur de Marliens. Il était conseiller à la Cour du Parlement de Bourgogne à Dijon.
Les retombées des évènements survenus à la Révolution se font sentir alors qu’on n’est pas encore à la séparation des pouvoirs.
L’école voit le jour, ainsi que les impôts, les « aisés » sont recensés…
En 1818, une pustule maligne gangreneuse ou « charbon » se manifeste et se propage dans la commune. On dénombre plusieurs victimes.
Afin d’enrayer ce fléau, il a été décidé que tout animal mort sera transporté à 100 mètres des habitations et enterré dans une fosse de 2.60 m.
Il est totalement défendu de jeter les animaux morts dans les bois, rivières…

Activités au sein du village :
Toute l’activité est liée à l’agriculture : culture de blé et betterave, pommes de terre.
En 1886, on compte à Marliens : un épicier, 2 cafetiers, un messager.
L’artisanat est inexistant. Les seuls commerces sont des cafés (8 au début du siècle).
Une vie paisible qui s’articule autour des fenaisons, des moissons, le battoir, le passage des troupeaux de moutons.
Les soirées d’hiver sont préparées afin qu’elles soient le plus agréables possible : voisins-voisines se réunissent dans les maisons autour d’une table : vins chauds, marrons grillés… on raconte des histoires, on chante….

L’éclairage public arrive dans la commune en 1934 ainsi que le courrier postal. Le facteur venait relever la boite aux lettres du village qui est toujours restée à la même place.

Les martiens à Marliens : le 5 mai 1967
« De Marliens à martiens, il n’y avait qu’une consonne à franchir…
Les villages heureux sont comme les gens qui y demeurent : ils n’ont guère d’histoire. Et l’on parla peu, dans les gazettes, de Marliens jusqu’ à ce 5 mai 1967 où ce paisible village de la plaine de Genlis fit la « une » des journaux de France. On venait de découvrir des traces tout à fait insolites, en plein champ, à 500 m de la départementale reliant Genlis à Longecourt.
En fait, c’est le 6 mai en fin de soirée qu’on prêta attention à ces traces, dissimulées jusque-là sous un véritable chaos de terre, comme bombardée. Une fois déblayé, le lieu révéla d’étranges empreintes qui allaient intriguer profondément tous les enquêteurs, avant que « l’incident » ne soit consigné très officiellement par la brigade de gendarmerie de Genlis. Le mystère ne fut jamais élucidé. Notre confrère, Jean Cerles, avait écrit à l’époque : Les enquêteurs sont perplexes car ils ne peuvent attribuer ces marques à aucun engin connu, terrestre ou aérien. Ce n’est pas non plus un projectile lâché par un avion, et les traces laissées sur le sol ne correspondent aucunement à celles qu’aurait pu faire un explosif quelconque. On se souvint alors que, trois ans auparavant, des traces semblables avaient été observées le long d’une ligne Rigney (Doubs)-Nevers, Jeumont (Nord) à Morestel (Isère), Montbéliard-Château-Chinon et Jettingen (Haut-Rhin) à La Châtre (Indre). Autant d’axes se croisant… à proximité de Marliens ! » Article Bien Public.

La population : en 1860, la population compte encore 220 habitants, elle ne va cesser de régresser pour tomber à 80 âmes en 1968 ! On aurait pu croire alors Marliens voué à la disparition.
C’eut été sans compter sur le développement de l’agglomération dijonnaise et ses besoins accrus en logements…